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Le cuivre, de la canalisation à la toiture, compte de plus en plus d'adeptesLa mise en oeuvre du cuivre dans la construction est de plus en plus diversifiée, malgré son prix en hausse. Les qualités de ce matériau, tant en termes de souplesse d'utilisation que de développement durable, offrent en effet de nouvelles applications. Deux beaux chantiers – la médiathèque d'Illkirch en Alsace et le Musée de l'Orangerie à Paris en témoignent.publié le 31/05/2006Même si le cours du cuivre a atteint fin mars un record historique – autrement dit, il flambe – son usage dans le bâtiment n'a jamais été autant apprécié. En France, selon le Centre d'information du cuivre, ce marché a été multiplié par 6 en 15 ans. En matière de couverture notamment, le cuivre est maintenant utilisé pour environ 10% des toitures métalliques et a trouvé sa place dans des constructions de toute nature : bureaux, logements collectifs, maisons individuelles et bâtiments publics.
publicité Deux facteurs conjugués expliquent, selon le Centre du cuivre, ce retour en force du cuivre en architecture : d'une part le développement des techniques de bardage, qui permettent aujourd’hui le parement intégral de façades ; d'autre part l’utilisation de feuilles de cuivre déjà oxydées (pré-patinées en usine). Il n'en reste pas moins que le cuivre reste un matériau de prestige, que renforce désormais son prix, comme en témoigne la nouvelle toiture en en verre et alliage de cuivre du Musée de l'Orangerie à Paris, inauguré en mai 2006. ![]() Qui plus est, le cuivre s'inscrit parfaitement, selon ses promoteurs, dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). C'est d'ailleurs le principal argument mis en avant par la mairie d'Illkirch-Graffenstade (67) lors de l'inauguration au printemps dernier de la nouvelle médiathèque, imaginée par les architectes Olivier Chaslin et Alexandre Baron, qui fait la part belle au cuivre. De fait, l’intégralité de la toiture et de la façade de la médiathèque (1.600m² de parements de façade et 1.500m² de toiture) ont été parées de cuivre, donnant ainsi au bâtiment un aspect extérieur d’un vert patiné, en parfaite harmonie avec son environnement immédiat. C'est encore un équipement solaire thermique en cuivre (4m² de panneaux) qui a été choisi pour le chauffage de l’eau sanitaire tandis que la totalité du réseau d’eau chaude et froide de la médiathèque a été réalisé en tubes de cuivre (soit 610 m de canalisations en cuivre). "Sa grande pérennité, sa faible émissivité dans l’environnement et son esthétique placent ici le cuivre en excellente position pour répondre aux exigences de la démarche HQE. Ne nécessitant aucun traitement particulier et protégé naturellement par sa patine, il conservera l’ensemble de ses qualités durant toute la vie du bâtiment. Autant d’atouts qui permettent à la médiathèque d’Illkirch-Graffenstaden de s’intégrer harmonieusement dans son environnement sur le long terme", explique le Centre du cuivre dans un communiqué. "Les applications solaires thermiques font ici appel au cuivre pour sa conductivité thermique inégalée, et sa parfaite résistance aux rayons UV et aux hautes températures", précise-t-il par ailleurs. La couverture en laiton (cuivre et zinc), et verre du musée de l'Orangerie répond elle à une autre problématique, esthétisme bien sûr mais, surtout, la durabilité. En effet, composée de deux versants d’une surface de 800m² recouverts de panneaux de verre, la toiture de l’Orangerie datait de 1922. En 1947, l’ajout de fixations en fer avait permis de renforcer la structure du toit. Plus de 50 ans plus tard, le vieillissement graduel de l’ensemble combiné aux effets de la pollution et des pigeons, imposait une rénovation complète. Quatre pistes ont été expertisées, allant de la simple réparation de la structure existante à son remplacement complet par de l’aluminium, de l’acier inoxydable ou du laiton. C’est finalement le laiton qui a été choisi, pour sa praticité d’utilisation, sa solidité, sa résistance à la corrosion et sa durabilité supérieure à 100 ans. "Il existe plus de 60 types de laitons, avec des caractéristiques techniques et des tonalités de couleurs différentes, selon les éléments et la quantité de cuivre utilisés pour l’alliage. Au final, l’élégance de la réalisation tient en partie à la couleur du laiton qui a été choisi, son jaune d’or mettant la toiture de l’Orangerie en valeur", explique Olivier Tissot, Directeur du Centre d’Information du Cuivre. Bref, c'est au moment où les architectes et maîtres d'ouvrages (re)découvrent les qualités du cuivre que les prix s'envolent. Reste à espérer que ses cours ne se révèlent pas, dans un avenir proche, rédhibitoires. Sinon à conférer encore plus de prestige à ces deux réalisations. A noter enfin que, depuis mai 2005, le Centre d'Information du Cuivre recherche des chantiers exemplaires et invite les installateurs et entreprises du BTP à se faire connaître, l’objectif étant d’identifier les chantiers les plus exemplaires mettant en œuvre des solutions «cuivre» innovantes (Email : centre@cuivre.org). Et que depuis février dernier, il tient à disposition Christophe Leray Consulter également notre album-photo 'Le cuivre, un matériau de prestige'. |
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