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Les Rennais ont accès à un nouveau parking souterrain en plein centre villeLe début des travaux de l’esplanade de Gaulle, à Rennes, dépendait du bon déroulement du chantier souterrain pour le parc de stationnement. Il comportait de nombreuses contraintes, en plein centre ville et près de la ligne de métro, mais également à proximité du bâti existant, sur l’ancien lit de la Vilaine, dans un secteur bombardé pendant la guerre 39/45, et dans un périmètre de protection des Monuments historiques. Coût global de l’opération : 32,5 millions d’euros.publié le 23/05/2007![]() Le parc de stationnement souterrain de l’esplanade de Gaulle, dessiné par l’architecte-urbaniste parisien Nicolas Michelin et partiellement ouvert depuis le 31 mars, offre près de 800 places réparties sur trois niveaux. "Un très bel ouvrage", selon Chantal François, chargée des travaux du parking à la Direction de l’Aménagement et de l’Urbanisme de la ville de Rennes. Mais avant l’inauguration de ce parc, qui a eu lieu le 30 mars dernier, il a fallu étudier le terrain avec rigueur et entamer des travaux d’une grande ampleur, sur lesquels reposait toute la réussite du chantier global de l’esplanade De Gaulle.
publicité La ville a décidé l’opération en 2002 et les travaux ont démarré en 2005, après que les propositions de l’architecte urbaniste Nicolas Michelin ont été retenues. Sur ce chantier qui devait durer 18 mois, les travaux ont nécessité jusqu’à 80 employés coactifs et de nombreuses contraintes ont précédé sa mise en place. "Il fallait implanter le parking à une distance réglementaire du métro, précise Chantal François. Pour cela, nous avons tronqué un angle du parc, et il n’existe pas de liaison directe entre les deux. Mais ces précautions ont été très bien intégrées au projet et n’ont posé aucun problème". La proximité avec la salle de spectacles Le Liberté a induit des précautions supplémentaires, de manière à ce que le parc de stationnement ne soit relié avec aucun bâti préexistant. Ensuite, il a fallu mener des études en lien avec le fait que le site reposait sur l’ancien lit de la Vilaine. En outre, il a fallu vérifié qu’aucun danger ne pouvait persister dans ce lieu bombardé pendant la Seconde Guerre Mondiale. Enfin, la chef d’opération et son équipe ont dû composer avec l’histoire de la ville, qui a intégré le site au périmètre des Monuments Historiques. Une dernière contrainte, et pas des moindres, portait sur les sorties piétonnes et automobiles du parc. La conception de l’esplanade ne souffrait pas d’accès direct sur la place. Alors les contours (rue d’Isly et derrière le futur cinéma) se sont partagés les accès. C’est d’ailleurs la raison de l’ouverture partielle du parking : toute la moitié placée du côté cinéma (dont la construction est confiée à un opérateur privé) ne sera accessible que quand le multiplexe sera achevé. Les nouveautés pratiques du parc de stationnement Qui n’a jamais trépigné de rage en cognant la portière de sa voiture au poteau délimitant les places, ou en constatant tout bêtement qu’il lui était simplement impossible de l’ouvrir assez pour s’extirper du véhicule ? Et bien ces poteaux qui embêtaient tout le monde et ne facilitaient pas les manœuvres ont été déplacés dans le nouveau parking rennais : ils seront au fond des places, pas à leur abord. Ce petit détail n’est pas le seul qui modernise l’idée du parc de stationnement. Au premier niveau, une trentaine de places est réservée aux véhicules utilitaires, qui souvent n’ont pas la possibilité de pénétrer dans ces parkings souterrains. "Le Liberté accueille annuellement le salon des Antiquaires et il nous semblait important de réserver une place aux exposants, pour limiter le stationnement sauvage", explique Chantal François, fière de cette "réussite architecturale", où le "paquet" a été mis sur l’axe central aéré et lumineux, autour duquel s’enroulent les voies de circulation, plus larges qu’à l’accoutumée. Mélanie Lesoif |
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