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Jean-Michel Pillot, le boucher devenu plombierEpaulé par sa femme, Jean-Michel Pillot exerce enfin, à 44 ans, un métier qui lui plaît : boucher de formation, il a repris en 2005 une petite entreprise de plomberie chauffage et s'épanouit pleinement dans son nouveau rôle de patron. L'artisan se donne six ans, sans vacances et sans week-ends, pour asseoir son affaire.publié le 16/10/2007De retour chez lui, en début de soirée, Jean-Michel Pillot a la satisfaction du travail accompli et d'une journée bien remplie. Mais avant de dîner, il doit encore faire le point avec Béatrice, son épouse et son bras droit administratif. Fonctionnaire assimilée à temps plein, elle l'aide, pendant son temps libre, à tenir sa comptabilité. Elle saisit sur ordinateur les chiffres qu'il persiste à noter au crayon à papier, règle les factures et envoie les devis. «Sans elle, rien ne serait possible», avoue l'artisan. L'aventure débute en 2003. Béatrice Pillot est mutée en Haute-Saône, leur région d'origine. Sur le chantier de sa maison, Jean-Michel Pillot lie connaissance avec le plombier chauffagiste, qui cherche un repreneur pour son entreprise. Le boucher, salarié, y voit une opportunité : il veut troquer définitivement son tablier contre un bleu de travail. «Travailler enfermé entre quatre murs, ce n'était finalement pas mon truc», commente-t-il. Il propose alors au cédant une solution transitoire : le temps de prendre sa décision, il sera salarié de la petite entreprise. «Je me suis donné du temps pour mûrir le projet, m’assurer que c'est ce que je voulais faire et que j'en étais capable». Il trouve enfin sa voie Encadrer du personnel, établir des devis, mener les chantiers etc., Jean-Michel Pillot apprend le b-a-ba de la profession pour franchir le pas, deux ans plus tard. «Changer de métier n'a pas été difficile», assure l'apprenti plombier. «En revanche, la plaie, ce sont les démarches administratives». Heureusement, il peut s'appuyer sur son épouse, qui se charge de trouver les bons interlocuteurs, de répondre aux courriers, de constituer les dossiers, etc. «Créer ou reprendre une entreprise demande tellement de temps que je me demande parfois si ce n'est pas un luxe réservé aux chômeurs !». Quoi qu'il en soit, Jean-Michel Pillot s'épanouit pleinement dans son nouveau rôle de patron. Il développe sa petite entreprise, l'orientant sur le créneau porteur des énergies renouvelables. L'artisan se donne six ans, sans vacances et sans week-ends, pour asseoir son affaire, tant financièrement qu'au niveau organisationnel. «Le travail ne me fait pas peur, si c'était à refaire, je le referais... Mais bien plus tôt !». Son seul regret ? Sa vie familiale, qui pâtit de cet emploi du temps surchargé. «Dans six ans, on se libérera du temps!». Carine Guicheteau - Artisans Mag du n° 42 mai 2007 Parcours Fiche d’identité |
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